Le “Phonexit” s’applique de façon définitive pour le canton de Vaud

Le “Phonexit” s’applique de façon définitive pour le canton de Vaud

Depuis lundi, toutes les écoles obligatoires du canton doivent suivre la nouvelle directive de la DGEO (Direction Générale de l’Enseignement Obligatoire) à savoir que les téléphones portables des élèves doivent être éteints et rangés dans leurs sacs.

Ce qui inclut la récréation (pause du matin) et la pause de midi, sauf dans des cas exceptionnels comme une recherche sur la demande de l’enseignant.

Projet pilote concluante pour le canton

L’année dernière 10 établissements ont été soumis à un projet pilote sur l’éducation numérique.

À savoir, l’utilisation portable durant le temps scolaire (durant la pause matinale seulement) une majorité de ces 10 établissements avaient déjà interdit le smartphone durant le temps scolaire et encore pour certains la pause de midi.

Entre autre, dès que les élèves sont sous la responsabilité de leur établissement scolaire le téléphone portable n’est plus toléré.

Durant les camps de ski, vu qu’il s’agit d’un temps scolaire et sous la responsabilité de l’école, est-ce toléré ?

J’en avais également parlé que durant ce pilote, la DGEO n’avait pas assez poussé la réflexion sur l’interdiction.

Suite à ce point soulevé officiellement pour la rentrée 2019-2020, il sera interdit ou restreint à des heures précises.

Statistiquement les jeunes passent deux à trois fois plus de temps sur des objets numériques que leurs parents

Selon la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse, un jeune (16-25 ans) passe en moyenne quatre heures par jour sur leur téléphone durant leur temps libre (hors-scolaire)

Ceci est bel et bien une moyenne et selon la Commission, 25% des jeunes peuvent y passer plus de cinq heures par jour.

Pourquoi équiper ses enfants aussi tôt d’un smartphone ?

En temps normale, il s’agit des parents qui les équipe d’un téléphone portable, pour par exemple être sûr que tout va bien.

Un parent veut toujours avoir “une certaine rassurance” que leur/leurs enfant/-s va/vont bien comme en ayant leur numéro de téléphone dans leurs répertoires de téléphone.

Et encore plus quand le jeune va à l’école tout seul, il a besoin de savoir ce qu’il se passe.

Est-ce que c’est une bonne chose qu’un enfant ait un abonnement illimité ?

Avant que j’ai eu mon abonnement illimité, j’avais un compte prépayé et donc je utilisais rarement mon téléphone car il m’avérait pas très utile.

Dès lors que j’ai reçu mon contrat illimité (téléphonie, SMS et données) partout en suisse, tout est parti de là où je pouvais facilement avoir une quarantaine de discussions qui tournent quotidiennement.

Ça paraît excessif ?

Pas du tout, c’est comme si on annonçait à tout le monde qu’on est non-stop disponible par message.

Donc selon moi, ça ne sert pas à grand chose avant les 14-15 ans (ce qui équivaut à la dernière année de l’école obligatoire en temps normal) car avant cela ne va pas arrêter de les encourager de regarder des vidéos, de textoter, …

Conclusion

Mais d’un autre côté, je ne comprends pas tellement le sens d’interdire pendant la pause de midi, est-ce que cela va les encourager à y consulter plus souvent?

Et par le fait d’interdire durant toute une journée scolaire, à 90% des chances leur premier réflexe en sortant du bâtiment c’est d’allumer leur téléphone et regarder “ce qu’ils ont loupé durant la journée”.

Le “Phonexit” s’applique de façon définitive pour le canton de Vaud

Résultats du projet pilote sur l’interdiction des téléphones portables en cours sont concluants

Ça y est, nous y sommes.

La fin du projet pilote de l’interdiction des téléphones portables à l’école a sonné dans le canton de Vaud…

Enfin projet pilote où on sait très bien qu’à la fin ça va être répandu dans toutes les écoles du canton, on ne va pas se le cacher ;).

Petit rappel du projet…

Dans le but d’améliorer la concentration des élèves ou encore créer des cohésions de groupe, le canton de Vaud a voulu mettre en place pas de téléphones visibles et dans les mains des élèves dans le périmètre scolaire et pendant les périodes scolaires (pauses incluses).

Sauf la pause de midi où les établissements scolaires considèrent que les élèves sont sous la responsabilité de leurs communes respectives.

Selon eux, le téléphone est beaucoup trop omniprésent et les élèves en possède un beaucoup trop tôt.

La DFJC (Département de la Formation, de la Jeunesse et de la Culture) a dressé son bilan sur les dix établissements pilotes, que je le résume en quelques points :

Cohésion sociale entre les élèves et avec l’école

La conseillère d’Etat qui conçoit ce pilote, voulait que des cohésions de groupes se créent entre les élèves et avec les enseignants.

Exemple

Exemple courant, ce qu’il se passait pendant la récréation, certains élèves avaient des écouteurs en mettant de la musique.

Chose qui pouvait poser problème pour certains enseignants car ça peut poser un bloquage dans le dialogue.

Et autre exemple, avoir son nez plongé sur son téléphone pose problème dans la relation sociale avec d’autres personnes.

Capacités d’apprentissage

C’est assez frustrant de ne pas savoir ce qu’il se passe dans le monde extérieur quand on est en classe.

Et encore plus quand le téléphone n’arrête pas de vibrer par les nombreux messages WhatsApp reçus et qu’on est dans l’incapacité d’y répondre dans la minute.

Petite question…

Comment c’est prévu pour les camps et sorties scolaires est-ce à la direction des établissements pilotes de prendre position ? La Direction Générale de l’Enseignement Obligatoire/Postobligatoire ?

Comme j’ai participé dernièrement à la Session Cantonale des Jeunes et j’avais posé la question directement au secrétaire adjoint de la DFJC qui était notre expert dans le débat.

Il était gêné et ne savait pas quoi répondre, mais il m’a bien précisé qu’ils ne sont pas allés plus loin qu’à l’école dans une journée normale d’écolier.

Est-ce qu’il y a eu du nouveau entre-deux ?

On l’a fait : trois jours sans téléphone portable

On a fait le test en classe (enseignante de classe incluse), trois jours sans téléphone et comme récompense un goûter crêpe préparé avec amour par l’enseignante initiatrice du projet.

J’avais écrit mon ressenti durant ces trois jours sans mon téléphone [jour 1 | jour 2 | jour 3].

Honnêtement, rien de nouveau dans ce défi, j’avais déjà fait une semaine auparavant sans et en partant pour un voyage de 32 heures dans un bus.

On peut s’en passer voire même être plus productif car sinon on s’ennuie et ce qu’on reçoit comme notification peut attendre.

Dans 100% des messages reçus, strictement rien n’était urgent et majoritairement ce sont des groupes sur WhatsApp dont il y a le plus de notifications.

Pour moi, le temps est passé beaucoup plus rapidement qu’espéré.

J’avais aussi souligné ce défi de classe auprès du secrétaire adjoint qui avait le sourire jusqu’aux oreilles quand je lui ai dit la réaction de certains élèves qui ont également participé dans ce défi.

Il y en a une qui m’est resté gravé et qui résume bien le fait que le téléphone peut rester un gadget : J’ai même lu !

Certains enseignants nous ont pas cru

Certains nous ont pris pour des masochistes, surtout quand je leur ai dit que je suis membre du défi.

Projet pour 2019-2020

La directive va s’appliquer dès la rentrée et les élèves vont recevoir un dépliant via leur agenda sur l’interdiction des téléphones à l’école

Ça va aussi permettre de leur expliquer comment utiliser avec modération les outils numériques personnels.

Ils ont pris cette décision jusqu’à que les écrans deviennent moins un fléau que maintenant.

Honnêtement, vu comment s’est parti, ça ne peut être que pire…

Petit rebondissement sur un précédent article

Petit rebondissement sur un précédent article

Désolé, je vais faire très court aujourd’hui.

Vendredi dernier, j’avais parlé d’un nouveau paramètre de confidentialité qui touchait les groupes sur WhatsApp.

Article du 3.05.19

Ce qui m’interpelle un peu ce sont que les journaux (Le Matin, 20 Minutes, …) n’ont pas rédigé quelque chose surtout quand ils relèvent les points des élèves et des enseignants sur les groupes WhatsApp.

Beaucoup de surprises

Sûrement que quelque chose m’a paru assez flagrant, plus de 370 personnes ont lu l’article/scoop (si j’ose de le dire).

Beaucoup de personnes ont été surpris par ce nouveau paramètre…

Ce que je suis curieux de savoir c’est le nombre de personnes qui savent de ce nouveau paramètre de confidentialité.

Ça serait intéressant à savoir si ça va faciliter la tâche des enseignants dans leurs banissage de ne plus utiliser WhatsApp avec les élèves

La question que je vais réfléchir est:

Est-ce que les utilisateurs respectent-ils le nouvel âge minimum pour avoir WhatsApp?

À revoir ;).

Numérisation et formation: quelles compétences pour le monde de demain?

Numérisation et formation: quelles compétences pour le monde de demain?

Ces derniers temps, j’ai lu un belle et grosse partie du rapport de la Confédération et plus précisément de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse.

Rapport

Je voudrais juste faire une petite parenthèse sur la couverture:

Plus je l’observe, plus je me rends compte de comment on évolue dans cette ère numérique.

Se préparer à l’inconnu

Il faut savoir que depuis la révolution industrielle, une grosse évolution s’est faite économiquement:

Certaines sociétés faisaient faillite (comme comptable) et d’autres arrivent sur le marché (comme un logiciel qui permet de gérer de la comptabilité avec une intelligence artificielle).

Ce qui est sûr, demain ne sera pas semblable à ce qu’on a aujourd’hui.

Il est presque impossible de faire une prédictions des métiers, les profils.

On estime 65% des enfants débutant en école primaire (∼ jusqu’à 6 ans) travailleront plus tard dans des métiers que nous ne connaissons pas aujourd’hui.

Ce n’est qu’un détail, les profils ne cesseront d’évoluer.

Est-ce qu’on parle d’éducation obsolète ?

Pour les profils spécifiques et en terme dans les écoles obligatoires oui, car on ne sait pas quoi s’attendre pour le monde de demain.

Les élèves qui sortent cette année en école obligatoire ont plus de chances que d’ici trois à cinq ans.

L’enjeu est d’accompagner les futurs élèves à un avenir encore trouble à l’heure actuelle.

La volonté de transmettre aux élèves le savoir-faire d’un enseignant aujourd’hui est une idée dépassée, selon certains car ce grand mystère pèse énormément sur les épaules des élèves et des formateurs.

Maintenant il faut qu’on soit plus formé sur comment trier les milliers d’informations qu’on reçoit quotidiennement.

S’il s’agit d’un fake news, ou un endroit certifié, crédible et avec pertinence.

Bonne idée les outils numériques en classe ?

Les parents se questionnent actuellement si c’est réellement un besoin que des jeunes élèves utilisent des tablettes/ordis en classe.

Un enfant qui est en pleine formation à l’école obligatoire est curieux, et quand il voit des adultes pianoter sur leurs smartphones: à échanger des messages WhatsApp, publier des photos de leurs récentes vacances, …

Il veut comprendre comment fonctionne ces outils qui est très influencé chez les adultes.

Petit parallèle

Dans notre classe, on a fait les trois jours sans téléphones, mon enseignante principale a envoyé un mail à tous ses collègues en leur disant qu’on allait le faire.

Réaction des collègues, ils seraient incapables de le faire, qu’on est des fous.

Toute fois, la question se pose: quelle place doit avoir ces engins connectés dans notre formation?

En Suisse, on est des perfectionnistes

En parlant de formation, faut savoir qu’on est le deuxième pays (Luxembourg est le premier et Lituanie en troisième) à exiger une qualification élevée lors la demande d’un emploi.

Ce qui est pour de sûr, plus on est formé (donc aller jusqu’au Master/Doctorat) plus la probabilité de se faire embaucher est grande.

Après l’école obligatoire, on a 60% de chance de pouvoir se faire embaucher, ce qui est pas grand chose et une pente risquée…